Terminus Elicius

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Terminus Elicius

Message par Luna05 le Sam 2 Fév 2013 - 20:54



Terminus Elicius
de Karine Giebel

Éditions Pocket

Sortie le 21 octobre 2011
Format poche / 254 pages / Prix 6,70 €


Présentation de l'éditeur :


Toujours le même trajet. Istres-Marseille. Marseille-Istres. Sa mère, son travail. La vie de Jeanne est en transit. Elle la contemple en passager. Une lettre suffira à faire dérailler ce train-train morose : "Vous êtes si belle, Jeanne". Glissée entre deux banquettes, elle l'attendait. Une déclaration. D'amour. De guerre. Car l'homme de ses rêves est un monstre, un tueur sans pitié. Elle sera sa confidente, son épaule. Il sera son âme sœur, son dilemme. Le terminus de ses cauchemars...

À propos de l'auteur :

Karine Giébel est née en 1971 dans le Var, où elle vit toujours. Depuis qu'elle sait tenir un stylo, elle écrit. Après ses études de droit, elle se lance dans la rédaction d'un polar et son premier roman, Terminus Elicius (Editions la Vie du Rail, collection Rail Noir 2004) reçoit le prix Marseillais du Polar en 2005. Ce premier succès est suivi de Les Morsures de l'ombre (Editions Fleuve Noir, 2007), lauréat du prix Intramuros à Cognac, du prix SNCF du polar 2009 et du prix Derrière les murs. Après Chiens de sang en 2008 et Jusqu'à ce que la mort nous unisse en 2009 (Lauréat du Prix des Lecteurs au Festival Polar de Cognac), Meurtres pour rédemption a paru en 2010 aux éditions Fleuve Noir (précédemment paru aux Editions la Vie du Rail en 2006 dans la collection Rail Noir). Ses livres sont traduits aux Pays-Bas, en Espagne, en Russie et en Italie. Certains d'entre eux sont en cours d'adaptation cinématographique.



6,37 EUR
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Re: Terminus Elicius

Message par Luna05 le Sam 2 Fév 2013 - 21:14

« Terminus Elicius » est un roman que je brûlais de découvrir depuis pas mal de temps et qu’un gentil petit lutin de Noël a eu la gentillesse de m’offrir fin 2012. Je n’avais pas l’intention de l’attaquer dans l’immédiat mais mon envie de me frotter à un thriller psychologique Français pour la toute première fois n’a cessé de croitre jusqu’à ce qu’elle ait eu raison de moi. Faisant encore preuve de résistance et étant lasse d’accumuler en ce début d’année des lectures fades et peu exaltantes, je choisis deux livres et demanda à une main innocente de trancher pour moi. Comme vous pouvez le deviner c’est le Karine Giebel qui fut choisis et couronné, devenant le grand gagnant de ma soirée !

Inutile de revenir sur la quatrième de couverture se révélant absolument parfaite car nous en disant assez pour capter notre attention tout en taisant habilement les véritables enjeux de cette danse macabre.
En débutant cette lecture je ne m’attendais absolument pas à me retrouver captive de cet ouvrage toute une soirée. Dès l’instant où j’ai poussé les portes de cet univers toute fuite me fut impossible et ce n’est qu’une fois avoir parcouru la totalité du récit que je pu refermer définitivement ce livre.
Karine Giebel dès le commencement nous embarque d’emblée dans une ambiance froide et distante en partie dû à son style si particulier mais néanmoins percutant. Au début dérouté je me suis cependant très vite adaptée, l’auteur est pourvue d’une plume fluide et agréable usant de phrases courtes et efficaces rendant notre rythme de lecture frénétique. Un style nerveux et sans fioritures s’accordant absolument avec les évènements de ce titre.
L’auteur prendra grand plaisir à nous donner diverses fausses pistes tout au long de cette histoire ne nous laissant entrevoir la vérité que quand il sera bel et bien trop tard au même titre que l’héroïne. Jeanne, jeune femme introvertie, timide à l’extrême vivant toujours avec sa mère, travaille au commissariat en tant que chargé des affaires générales, rien de bien trépidant et de passionnant. Jeune femme invisible et passe partout souffrant des railleries de ses collègues concernant ses manies et tocs, Jeanne reste en apparence impassible derrière un visage de froideur et de circonstance, seul le capitaine Fabrice Esposito parvient sans le savoir à la déstabiliser. L’auteur nous présente donc une héroïne banale, simple et très statique avant qu’elle ne découvre les fameuses lettres d’Elicius lui étant adressé et que Jeanne découvrira chaque jour à sa place dans le train. Des courriers débordant d’amour pour la jeune femme mais qui se révèleront à la fois si touchantes, bouleversantes mais également destructrices. Cette correspondance unilatérale nous laissera au même titre que l’héroïne dans une attente malsaine de découvrir chaque jour une lettre d’Elicius. Une véritable dépendance affective réciproque liera le tueur à la jeune femme, en parallèle nous suivrons l’enquête quant à trouver le serial killer de Marseille mettant le capitaine Esposito sur les dents le rendant plus déterminé que jamais à coincer ce meurtrier. Karine Giebel a su tisser soigneusement sa toile autour de ses trois personnages car nous aurons tour à tour les ressentis de Jeanne, Fabrice mais également d’Elicius par le biais de ses lettres à Jeanne, des courriers où ce dernier s’épanchera sur son amour pour elle et son besoin qu’elle apprenne à le connaitre, son mal être, ses cauchemars mais surtout sur la justification de ses actes meurtriers car il n’agit pas qu’en son nom mais également en celui de Jeanne. C’est donc avec stupéfaction que je me suis attachée à Elicius à la fois si tendre, charmeur, glaçant et sanguinaire. Une personnalité des plus torturé ne laissant nullement le lecteur indifférent. Jeanne quant à elle fera peu à peu tomber son masque grâce à cette correspondance, une jeune femme laissant planer autour d’elle une aura de mystère mais surtout au vu de certaines de ses réactions des plus inquiétantes, un passé douloureux l’ayant inexorablement brisé. Une héroïne totalement perdue et instable se voulant absolument attachante et touchante tant dans sa vulnérabilité que dans sa force quant à se battre pour ne pas s’effondrer. Karine Giebel est parvenue sans difficultés à nous restituer la détresse de Jeanne, cette dernière nous frappe de plein fouet et sans concession. Le dernier personnage à citer est sans aucun doute le capitaine Esposito qui évoluera lui aussi et nous offrira diverses facettes de sa personnalité insoupçonnées. Flic passionné sacrifiant tout à son métier, divorcé et père absent, Fabrice mettra tout en œuvre pour coffrer Elicius. Intrigué et attiré par Jeanne, ce dernier tentera de se rapprocher de la jeune femme ayant changé du tout au tout depuis quelques semaines et découvrira une personnalité amusante et bourrée de répartie.

Karine Giebel est parvenue, en seulement peu de pages à nous offrir un concentré d’adrénaline qui ira crescendo jusqu’aux révélations fracassantes impossible à anticiper, ce retournement de situation m’a tout bonnement stupéfait et révolté. Je dois dire que les deux derniers chapitres ont été très éprouvants et douloureux à lire. Une fin abrupt et difficile émotionnellement m’ayant laissé totalement abasourdie et pantelante.

« Terminus Elicius » a été pour moi une excellente surprise flirtant dangereusement avec le coup de cœur. Une intrigue finement bien menée peuplée de personnalités torturées, charismatiques, touchantes et poignantes. Un roman qui ne m’a pas du tout laissé indifférente et qui s’est révélé en fin de lecture absolument marquant et déstabilisant. Un thriller psychologique des plus grisant, troublant et captivant que je vous recommande très chaudement.
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